Je crois pourtant
Malgré tous ces ailleurs qui ne m'ont pas connu
Où sont tombées des heures qui ne m'ont jamais su
Malgré tous ces silences que je n'ai jamais tus
Qui nouaient à l'absence des peines qui ont tenu
Malgré tous ces reflets qui ne m'ont jamais vu
Tous ces feuillets muets qui ne m'ont jamais lu
Malgré tous ces prophètes qui ne m'ont jamais cru
Mais disséquaient ma tête en quête de l'inconnu
Je crois pourtant que j'ai vécu
Même mal, même peu mais heureux
Je crois pourtant que j'ai vécu
Même mal, même peu, même sans eux
Malgré tant de promesses qui ne m'ont pas tenu
Et ces cœurs de drôlesses qui ne m'ont pas voulu
Malgré tous ces amours que je n'ai pas déçus
Tous ces comptes à rebours qui n'en finiront plus
Malgré le temps qui ment, le temps qui m'a perdu
Entre deux firmaments sans s'en être aperçu
Malgré l'inaccessible que j'aurais tant voulu
Tous ces rêves impossibles qui ne me feront plus
Je crois pourtant que j'ai vécu
Même mal, même peu, même sans Dieu
Je crois pourtant que j'ai vécu
Même mal, même peu mais heureux
Il y a ce qu'on a fait
Ce qu'on aurait pu faire
Il y a ce qu'on a eu
Ce qu'on aurait voulu
Il y a tout ce qu'on sait
Mais rien ne peut défaire
Et rien ne fera plus
Ce qu'on est devenu
Je crois pourtant que j'ai vécu
D'un rien, d'un tout, de trop peu
Je crois pourtant que j'ai vécu
Comme j'ai pu
Ma jalousie
Doucement, je te regarde dormir
Et insouciante tu dois rêver… à qui, à quoi
En cette nuit, le parfum si léger
Des doutes qui me portent à me demander
La place que j'ai
Parfois j'y pense, parfois ça m'élance
Ces images, ces états, ces ébats où toi
Avec qui, et comment…
Ces autres qui m'ennuient ou ceux que j'envie
C'est ma jalousie
Mes peurs sont-elles légitimes ?
Ou est-ce celles qu'ont tous les intimes ?
Qui ont souffert avant…de qui ou de quoi
De peur de laisser, d'être laissés, d'être abandonnés
De se laisser aller
Parfois j'y pense, parfois ça m'élance
Ces images, ces états, ces ébats où toi
Avec qui et comment…
Ces autres qui m'ennuient ou ceux que j'envie
C'est ma jalousie
C'est ma jalousie
Mal d'âme, mal d'homme, maldonne
Mâle qui donne
Des mots, des gestes, le temps fait le reste
Parfois j'y pense, parfois ça m'élance
Ces images, ces états, ces ébats où toi
Avec qui et comment…
C'est un mal viscéral qui me rend différent
C'est ma jalousie
C'est ma jalousie
C'est ma jalousie
Madeleine
Et le matin se réveille sur le lit encore défait
La lune éclaire ton sommeil d'un dernier reflet
Lentement je te caresse sans te réveiller
Avant que le jour ne se lève, je dois m'en aller
Madeleine, Madeleine
On prendra rendez-vous
Dans une autre vie, dans un rêve
La nuit ou le jour, la nuit ou le jour
Parce que ma route est ailleurs je ne peux fermer les yeux
La vie est si cruelle parfois de me couper en deux
Parsemé de désir qu'il me faut abandonner
Même si, aujourd'hui, c'est près de toi que je veux rester
Madeleine, Madeleine
On prendra rendez-vous
Dans une autre vie, dans un rêve
La nuit ou le jour, la nuit ou le jour
Alors j'emporterai avec moi ton cœur et ma guitare
Ton souvenir me suivra de ville en ville, de bar en bar
J'écouterai le silence perdu au milieu des voix
J'y penserai si fort que toi aussi tu l'entendras
Madeleine, Madeleine
On prendra rendez-vous
Dans une autre vie, dans un rêve
La nuit ou le jour, la nuit ou le jour
La nuit ou le jour
Un monde à l'envers
De petites gouttes de pluie s'installent
Sur de grandes fenêtres solitaires et pâles
Des mains fragiles qui tremblent se glissent
Sur les parois immenses, humides et lisses
Un seul prénom pour tout univers
Et tout se passe dans un monde à l'envers, à l'envers
Solitaire le jour j'éloigne mon amour
Assassiné de quelques mètres de plus
Les mains dans le dos, la face contre terre
C'est ton visage que je mords dans la poussière
Un seul souvenir pour tout univers
Et tout se passe dans un monde à l'envers
Et tout se casse dans un monde à l'envers
Si j'écris ton nom de mon sang sur les murs
C'est tes plus tendres pensées que j'appelle au secours
Si ce lit de bois n'est plus humide et dur
C'est que mes larmes versées t'en font un lit d'amour
Un seul prénom pour tout univers
Et tout se passe dans un monde à l'envers
Et tout s'efface dans un monde à l'envers, à l'envers
Personne autour mais des milliers de voix
Semblables à celles que j'aime me disent "je suis là"
Ma peau écorchée à force de pousser les murs
Mais seule la plume facile peut changer l'histoire
Mon seul amour pour tout univers
Et tout s'efface dans un monde à l'envers
Je te suis pas à pas, au devant je te vois
Chacun de tes gestes incendie ma mémoire
Alors je crie plus fort, on m'attache, on me bat
On me croit fou d'ignorer comment garder silence
Un souvenir pour tout univers
Et tout se passe dans un monde à l'envers
Et tout se casse dans un monde à l'envers, à l'envers
Si j'écris ton nom de mon sang sur les murs
C'est tes plus tendres pensées que j'appelle au secours
Si ce lit de bois n'est plus humide et dur
C'est que mes larmes versées t'en font un lit d'amour
Un seul prénom pour tout univers
Et tout se passe dans un monde à l'envers, à l'envers
Et tout s'efface dans un monde à l'envers, à l'envers
Et tout se casse dans un monde à l'envers
Et tout s'efface dans un monde à l'envers
Toujours et maintenant
Aurons-nous l'inconscience
De nous perdre un jour au futur
Et malgré nos défenses
Quelles seront les blessures
Je t'ai dit l'infini
J'en ai eu peur dans mes douleurs
Je sais que mes lubies
Sont aussi fortes que nos bonheurs
Même si le temps vient me voler ces promesses
Je garderai la mémoire de nos caresses
Je t'aimerai toujours mais maintenant seulement
Comment te donner tout
Je n'ai que des instants de nous
Je t'aimerai toujours mais maintenant seulement
L'avenir appartient aux fous
Qui le vivent au présent
Trouverons-nous le temps
Le temps de changer nos désirs
Serons-nous assez grands
Pour jamais nous mentir
Quelles tempêtes, quels naufrages
Auront raison d'un tel bonheur ?
Quel mystérieux rivage
Attend déjà nos cœurs
Je t'ai dit l'infini, j'en ai eu peur dans mes douleurs
L'éternité, c'est de te vivre et de t'aimer
Je t'aimerai toujours mais maintenant seulement
Comment te donner tout
Je n'ai que des instants de nous
Je t'aimerai toujours mais maintenant seulement
L'avenir appartient aux fous
Qui le vivent au présent
Je t'aimerai toujours mais maintenant seulement
Comment te donner tout
Je n'ai que des instants de nous
Je t'aimerai toujours mais maintenant seulement
L'avenir appartient aux fous
Qui le vivent au présent
Je t'aimerai toujours...
Je t'aimerai toujours...
Il fera toi
Aussi longtemps qu'il fera jour
Aussi longtemps que tout sera
Tenu par les mains folles de l'amour
Aussi longtemps il fera toi
Il fera toi partout au monde
Tant que le monde existera
L'éternité plus une seconde
Après ma mort il fera toi
Il fera toi
Toujours, toujours il fera toi
Toujours, toujours sous la caresse de mes doigts
Toujours, toujours il fera toi
Sur chaque page de chaque livre, il fera toi
Il fera toi comme il fait beau
Soit comme il neige ou comme il pleut
Il fera le sel et l'or de ta peau
Il fera le temps que tu veux
Il fera toi comme une saison
Différente au regard que j'ai
Toujours posé sur l'horizon
Le temps sera ce que tu es
Toujours, toujours il fera toi
Toujours, toujours sous la caresse de mes doigts
Toujours, toujours il fera toi
Sur chaque page de chaque livre, il fera toi
Toujours, toujours il fera toi
Toujours, toujours sous la caresse de mes doigts
Toujours, toujours il fera toi
Sur chaque page de chaque livre, il fera toi
Toujours, toujours
Toujours, toujours
Toujours, toujours
Marie rêve
Elle dort dans un lit trop grand
La petite Marie
La petite fille aux cheveux blancs
Elle a presque cent ans
Et son chemin s'arrête ici
La petite Marie
Et elle rêve en attendant le temps d'en finir vraiment
Presque cent ans
Marie, m'amour, maman, mamie
En quatre noms
C'est toute sa vie
Le corps fragile et usé par l'âge
Et les enfants
Qu'il est enrageant
D'être en prison dans un corps trop sage
À qui le tour
Marie, maman, mamie, m'amour
Ils sont partis
Tous ses amours
Ils sont partis reste Marie
Marie rêve
Presque cent ans
Marie, m'amour, maman, mamie
C'est comme un cirque
Qui l'étourdit
Que vienne l'oubli
Les souvenirs balayés par le vent
Et en attendant
Marie rêve
Marie rêve
Je pars en voyage
Moi je pars en voyage quand tu fais ton marché
Je quitte notre cage et prends ma liberté
Pour voir des paysages et toucher des rivages
Dont j'ai toujours rêvé
Moi je cours l'aventure la nuit lorsque tu dors
Plus rien ne me torture et me sentant plus fort
Je change de mesure provoquant la rupture
De l'esprit et du corps
Parce que ton visage était baigné de pleurs
Par manque de courage, par lâcheté, par peur
J'ai déchiré les pages du grand livre d'images
Qui dormait dans mon cœur
Dès que j'ai l'avantage de pouvoir m'évader
De notre vie trop sage, de l'amour routinier
Sans boucler de bagages moi je pars en voyage
Au gré de mes pensées
Parce que ton visage était baigné de pleurs
Par manque de courage, par lâcheté, par peur
J'ai déchiré les pages du grand livre d'images
Qui dormait dans mon cœur
Et lorsque j'imagine ne plus jamais te voir
Mes rêves tombent en ruines sur le quai du départ
Car il n'est qu'un voyage pour mon cœur au long court
Aborder au rivage de ton corps mon amour
Moi je pars en voyage quand tu fais ton marché
Je quitte notre cage et prends ma liberté
Je pars en voyage
L'or du temps
S'envole le cours des années qui nous restent
Tout va se jouer, mon amour, à la baisse
À découvert je m'avance, tu es mon jour de chance
Mon placement, mon passe-temps à plein temps
Journées comptées, décomptées à rebours
Combien d'entre elles vaudront-elles le détour
Time is money mon trésor on cherchera de l'or
L'or du temps, le bonheur à plein temps
Je chanterai pour passer le temps
Comme d'autres passent l'eau du torrent
Pour recueillir dans le tamis de notre chant
L'or de nos vies
La vie vaut-elle la chandelle ou la peine
Moi je m'éclaire, me chauffe à tes prunelles
Prendre ce qui vient de meilleur, le temps est un flambeur
J'ai à cœur de t'aimer sans compter
Prendre ce qui vient de meilleur, le temps est un flambeur
J'ai à cœur de t'aimer sans compter
Je chanterai pour passer le temps
Comme d'autres passent l'eau du torrent
Pour recueillir dans le tamis
De ma chanson l'or de nos vies
Je chanterai pour passer le temps
Comme d'autres passent l'eau du torrent
Pour regagner une autre vie
Où le soleil brille dans la nuit
Je chanterai pour passer le temps
Comme d'autres passent l'eau du torrent
Pour recueillir dans le tamis de ma chanson
L'or de nos vies
Je chanterai pour passer le temps
Comme d'autres passent l'eau du torrent
Pour recueillir dans le tamis de notre chant
L'or de nos vies
Le plus beau concerto
Le plus beau concerto est celui que j'écris
Sur les claviers jaloux de ton corps ébloui
Quand mes hautbois en caravanes
Viennent mourir dans tes jardins
Et que m'offrant tant de festins
Tes lèvres dansent la pavane
Le plus beau concerto est celui de ta voix
Les matins reconquis à l'archet de mes doigts
Quand tu meurs à mes violoncelles
Les anges cassent leurs violons
Et sont jaloux de nos chansons
Car la musique en est trop belle
Car la musique en est trop belle
Le plus beau concerto
Le plus beau concerto est celui de ta voix
Les matins reconquis à l'archet de mes doigts
Quand tu meurs à mes violoncelles
Les anges cassent leurs violons
Et sont jaloux de nos chansons
Car la musique en est trop belle
Car la musique en est trop belle
Le plus beau concerto
Le plus beau concerto
Laisse brûler ta vie
N'écoute pas les gens qui parlent tout bas
Qui ne sentent plus le poids de leurs croix
Plier leurs épaules
Qui avancent souvent les yeux baissés
Suivant des routes que d'autres ont tracées
Pour jouer leur rôle
Tu portes une flamme qui ne doit pas s'éteindre
Une flamme que rien ne peut atteindre, ne peut atteindre
Laisse brûler ta vie et vis comme un soleil
Comme un incendie au plus haut de ton ciel
Laisse brûler ta vie sans jamais rien garder
Comme un incendie pour ne rien regretter
Laisse brûler ta vie, laisse brûler ta vie
Méfie-toi des gens qui parlent de haine
Qui cherchent une raison pour passer leurs chaînes
Autour de tes bras
Ils ont tant de fois vendu leur âme
Confondu l'amour aux parfums des femmes
Mais ils ne savent pas
Qu'ils portent une flamme qui ne doit pas s'éteindre
Une flamme que rien ne peut atteindre, ne peut atteindre
Laisse brûler ta vie et vis comme un soleil
Comme un incendie au plus haut de ton ciel
Laisse brûler ta vie sans jamais rien garder
Comme un incendie pour ne rien regretter
Laisse brûler ta vie et apporte de la lumière
Comme un incendie au cœur de cette terre
Laisse brûler ta vie va poursuivre tes rêves
Comme un incendie que l'amour te soulève
Laisse brûler ta vie
Nous sommes tous des étoiles aux milieu de la nuit
Une trace, un signal perdu dans l'infini
Laisse brûler ta vie
Laisse brûler ta vie
Laisse brûler tes jours
Laisse brûler tes nuits
Laisse brûler ta vie
Laisse brûler ta vie et apporte de la lumière
Comme un incendie au cœur de cette terre
Laisse brûler ta vie va poursuivre tes rêves
Comme un incendie que l'amour te soulève
Laisse brûler ta vie et mets dans chaque flamme
Comme un incendie un morceau de ton âme
Laisse brûler ta vie sans jamais rien garder
Comme un incendie pour ne rien regretter
Laisse brûler ta vie
Laisse brûler ta vie
Laisse brûler ta vie
Tout est fragile
Dehors, ça sent l'alcool
Ça sent le mal qui s'fait du bien
Ça s'entend jusqu'ici
Les bruits qu'il y a autour
Les appels à l'amour
Dehors, ça sert à rien
Y a de tout pour qu'on se perde
Les autoroutes, les yeux des autres
Une main sur mon épaule
Mais tout est fragile
Faudra pas s'quitter des yeux
Si on n'veut pas s'égarer
Faudra marcher deux par deux
Tout est fragile
Faudra se dire, toujours se dire que
Tout est fragile
Je t'aime, j'ai mal et Dieu que tu me manques
Tout est fragile
Faudra se dire, toujours se dire
Tout est fragile
T'es c'que j'ai de mieux à vivre
T'es mon exil
T'es mon exil
Dehors, c'est tell'ment grand
La terre, le ciel, les océans
Seul sur mon parallèle
Je fais l'inventaire de mes jours
De mes rêves à l'amour
Dehors, toutes les artères
Mènent à une vie devant soi
Et de dehors, tu vois, j'en sors
Ma vie me mène toujours à toi
T'es mon exil
Et on saura si tu veux
Malgré tous les vents contraires
Être si fort de nous deux
Tout est fragile
Faudra se dire, toujours se dire que
Tout est fragile
Y'a tant d'espace les jours où tu t'absentes
Tout est fragile
Faudra se dire, toujours se dire que
Tout est fragile
T'es mon plus bel avenir
Il suffirait de peu
Pour qu'on s'écarte de nous
Il suffirait d'un rien
Pour qu'on se perde en chemin
Tout est fragile
Faudra se dire, toujours se dire que
Tout est fragile
Je t'aime, j'ai mal et Dieu que tu me manques
Tout est fragile
Faudra se dire, toujours se dire
Tout est fragile
T'es c'que j'ai de mieux à vivre
T'es mon exil
T'es mon exil
Le cœur au large
Il y a ces "rien à dire"
Bruyants de vérité
Et tout ce qu'il faut faire
Dont on voudrait bien se passer
Il y a dans nos silences
Des maux qui dansent ou qui dérangent
Et dans tous nos tourments
Des paroles vides de nos sens
Dans tous ces faux-fuyants
Sommes-nous un peu fous ?
Conjuguons-nous à tous les temps
Et aimons-nous
S'il fallait dans le doute que tu veuilles partir
J'aurais la rage au cœur
Si la vie nous déroute et qu'on ne peut mentir
J'aurai le cœur au large
J'aurai le cœur au large
Dans nos cris de sagesse
Tapis dans l'ombre de nos plaintes
On se pousse à l'ivresse
Saoulés de nos étreintes
Il y a dans ces moments
Un baume au cœur en délivrance
Dans la geôle aux amants
Je t'ai choisie pour une danse
Prisonnier innocent
Je deviens un peu fou
Tu es mon bout du monde
Et j'y ai rendez-vous
S'il fallait dans le doute que tu veuilles partir
J'aurais la rage au cœur
Si la vie nous déroute et qu'on ne peut mentir
J'aurai le cœur au large
J'aurai le cœur au large
Si la vie nous réclame
Des bleus au cœur
J'écrirai de mes larmes
L'histoire qui se meurt
Peu m'importe le risque à prendre
Je laisserai la vie m'y rendre
Il y a ces "rien à dire"
Bruyants de vérité
Si tu existais
Est-ce au nom de l'amour, tous ces gestes cruels
Ces massacres sans secours, ces idées en duels
Est-ce au nom de l'amour, que l'on ferme les yeux
Notre cœur est si sourd devant tant de crimes odieux
Est-ce au nom de l'amour
Tous ces ciels orageux
Tant de femmes qui pleurent
En silence dans le feu
Et des hommes qui meurent
Sans avoir dit adieu
Et si tu existais que ferais-tu de nous
Y aurait-il un secret pour ce monde trop fou
Aurais-tu des regrets
Te moquerais-tu de nous
Mais qui donc en rêvait, d'une vie à genoux
Est-ce au nom de l'amour ces châteaux qui s'écroulent
Ces soleils en détresse, ces drapeaux que l'on dresse
Est-ce au nom de l'amour cette vie que l'on donne
Ces chemins, ces détours tous ces doutes qui résonnent
Est-ce au nom de l'amour
Ces fragiles enfants
Cachés aux fonds des ksour
Tachés de nuits de sang
On fait mal à des anges
Que nos guerres sont étranges
Et si tu existais que ferais-tu de nous
Y aurait-il un secret pour ce monde trop fou
Aurais-tu des regrets
Te moquerais-tu de nous
Mais qui donc en rêvait, d'une vie à genoux
Est-ce au nom de l'amour que l'on danse devant Dieu
Ces cris de désespoir, cette haine dans les yeux
On se parle d'amour d'une voix déchirante
On piétine, on se venge, que nos guerres sont étranges
Et si Dieu existait que ferait-il de nous
Aurait-il un secret pour ce monde trop fou
Aurait-il des regrets
Se moquerait-il de nous
Mais qui donc en rêvait, d'une vie à genoux
Et si Dieu existait que ferait-il de nous
Aurait-il un secret pour ce monde trop fou
Aurait-il des regrets
Se moquerait-il de nous
Mais qui donc en rêvait, d'une vie à genoux
Depuis que t'es parti
Depuis que t'es parti, mon monde est à refaire
J'laisse planer ma vie, je n'sais plus trop quoi en faire
Depuis que t'es parti, j'ai pas osé t'écrire
C'est comme si l'ennui, étouffait mes désirs
Depuis que t'es parti, j'm'étais promis d'être fort
Je force l'oubli, pour ne pas perdre le nord
Toi, toi qui dors dans ma mémoire
Entre le bien et le mal
Tu m'interdis le silence
Toi, toi qui déchires mes nuits blanches
De la paix à la démence
J'ai besoin de ta lumière
Tout au fond de moi
Malgré la fatigue et le mal
Mes larmes et la rage
Ta lumière sera toujours là
Pour donner un sens à ma voix
Toi, toi qui dors dans ma mémoire
Toi, entre le bien et le mal
J'ai besoin de ta lumière
J'ai besoin de ta lumière
Depuis que t'es parti, je regarde vers le ciel
Aux bords de mes nuits, c'est comme si tu m'appelles
Depuis que t'es parti, j'm'étais promis d'être fort
Tu peux pas savoir comme j'ai besoin de renfort
Depuis que t'es parti, je parle avec les anges
Peut-être qu'une nuit, je pourrai même t'entendre
Le clown
Le clown est fatigué de faire le clown ce soir
Et il en a assez de masquer son regard
Il en a trop fait rire des hommes et des enfants
Qui viennent l'applaudir pendant qu'il perd son sang
Ce soir, je ne joue plus la divine comédie
Ce soir, je suis tout nu au milieu de ma vie
Ce soir, le clown a peur d'être tout seul, il pleure
Ce soir, il redevient un homme et son chagrin
Ce soir, il est humain
Ce soir, devant vous il a peur
Il en a vu des villes, il en a fait des tours
Mais que lui reste-t-il d'amour après l'humour
La nuit est revenue, la foule est repartie
Et je reste tout nu au milieu de ma vie
Qu'importent les bravos, ils ne remplacent pas
Les gestes ni les mots que tu avais pour moi
Ce soir, le clown a peur d'être tout seul, il pleure
Ce soir, il redevient un homme et son destin
Ce soir, il est humain
Ce soir, devant vous il a peur
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