succés assuré a la Baie

Succès assuré pour Dracula à La Baie

Christiane Laforge

Le Quotidien

La Baie


Le Théâtre du Palais municipal de La Baie se prépare à la ruée,
maintenant que Dracula a fait une entrée réussie sur la scène
montréalaise.

Ce spectacle circulera dans quelques régions au cours de l'année.
Dracula - Entre l'amour et la mort sera présenté en exclusivité au
Théâtre du Palais municipal les 25, 26 et 27 mai prochain. «La vente
de billets va déjà bon train. Les trois représentations seront
assurément complètes d'ici peu», prédit Isabelle Gagnon, agente de
communication du TPM.

La grande première avait lieu mercredi soir au Théâtre St-Denis de
Montréal. Un spectacle très attendu par les Québécois dont 55 000
ont déjà acheté leur billet pour une des représentations présentées
à travers la province.







Les critiques élogieuses soulignent tout particulièrement
l'étonnante prestation de Daniel Boucher, dans le rôle de Renfield,
vidéaste suicidaire et drogué.

Les moments forts étaient prévisibles pour ceux qui ont eu
l'occasion d'entendre des extraits du CD, lancé en 2005. Notamment
la chanson Nous sommes ce que nous sommes qui, sur scène doit
prendre toute sa force si l'on en croit la presse: «un véritable
moment de grâce, lit-on, ainsi que le tango d'une grande sensualité
entre Bruno Pelletier et Andrée Watters.»

Les décors, les éclairages, la mise en scène, la distribution et la
musique font de ce spectacle un véritable succès, ajoute Madame
Gagnon, qui aura le privilège d'assister à la représentation de
samedi à Montréal.



Un drame mythique



En novembre 2004, lors d'une entrevue accordée au Quotidien, Bruno
Pelletier avait confié ses sentiments à l'égard de ce personnage
tragique. Il nous disait que la fascination qu'exerce Dracula
découle de sa véritable existence. «Notre Dracula est un personnage
qui a vraiment existé. Il porte une énorme souffrance, un tourment
humain si grand qu'il incarne nos blessures. Il supporte plus que ce
que l'homme peut porter. C'est très contemporain comme histoire.»

Bruno Pelletier a puisé à même ses propres blessures, avouait-
il. «J'ai l'âge du personnage. Je porte aussi mes blessures. Mon
vécu me permet de coller au personnage.»

Le pari de Pelletier, pour donner corps à Dracula reposait sur la
conviction qu'il y avait beaucoup plus à dire en allant dans
l'histoire réelle que dans le mythe.

Le pari du Théâtre du Palais municipal de La Baie, a été de miser
sur trois soirs. Dracula risque fort de leur donner raison.


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Dernière mise à jour de cette page le 04/02/2006

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