commentaires de journalistes
CE QU'ILS PENSENT DE DRACULA ENTRE L'AMOUR ET LA MORT...
Sylvain Cormier – Le Devoir : Après cinq minutes j’étais gagné. Mordu. Ce Dracula s’annonçait fameusement bon. Il l’était. Tout contribuait à rendre le déroulement fascinant. A commencer par la distribution. Bruno Pelletier tient là le rôle d’une vie. Un casting audacieux. On avait l’impression que chacun s’était surpassé. Une éclatante réussite pleine de bon sang comme de bon sens.
Marie-Christine Blais – La Presse : Il est venu, le temps de Dracula! Ce Dracula a tout ce qu’il faut pour marquer les mémoires. Il y a de véritables moments de grâce. Ce qui est particulièrement fort, dans ce Dracula québécois, c’est son caractère véritablement contemporain.
Dominique Lachance – Journal de Montréal : Une version archicontemporaine, des tableaux réussis et des performances vocales à applaudir. La distribution est pétante. Dracula a du bon sang dans les veines.
Mike Gauthier – Musimax : La distribution est une équipe d’étoiles, le jeu de puissance¨ des plus belles voix du Québec. Sur le plan musical au Québec on avait besoin de passer à autres choses. Dracula nous amène ailleurs et plus loin,.
Monique Giroux – Fréquence Libre – Radio-Canada : Un plaisir incisif. J’ai passé une soirée formidable.
Salut Bonjour – TVA – Jasmin Roy : Des voix et des harmonies spectaculaires, costumes ingénieux et surréalistes, textes riches en émotions.
Linda Corbo – Le Nouvelliste : Une soirée où le multimédia, les éclairages et les chorégraphies s’entremêlent dans une scénographie sophistiquée où les voix brillent. Les artistes se font rapidement bêtes de scène. L’intensité est au rendez-vous, au même titre que la sensualité, la violence et la tendresse.
Caroline Proulx – Rythme-FM et TQS – Caféîne : L’événement musical de 2006 – Bruno Pelletier est vraiment exceptionnel exceptionnel. On est loin des comédies musicales bonbons – Un nouveau genre vers lequel les événements musicaux devraient tendre.
Rock Détente – Isabelle Lacasse : Les plus belles voix du Québec regroupées sur une même scène.
Eric Salvail – Radio Energie : Les chansons, les voix, les interprétations sont extraordinaires.
Joanne Prince – C’est bien meilleur le matin – Radio-Canada : Des voix extraordinaires. Formidable! Grand défi pour Bruno Pelletier! Le travail derrière ce spectacle, wooo!
Isabelle Guilbault, Radio-Canada – Québec : Un spectacle d’interprètes dominé par un Bruno Pelletier incandescent. La distribution nous réserve de belles surprises. La scénographie est très ingénieuse.

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1. Maïté de Toulouse Le 07/03/2006 à 10:30

Voici mon récit de Dracula ainsi que ma critique personnelle.
2 février 2006 : Théâtre Saint Denis :
Me voici installée à la meilleure place du Saint-Denis (milieu du premier rang d’orchestre !) ! Dès que le rideau s’est ouvert, j’ai plongé dans le rêve…
Acte I :
Tout de suite le narrateur apparaît derrière un voile ce récitant a vraiment beaucoup de talent pour faire parler ainsi sa marionnette géante qui est en fait sa caricature. On n’a jamais trouvé que les interventions soient longues et encore moins déplacées car, au contraire, elle font le lien entre les scènes et nous permettent de suivre le fil conducteur de l’histoire de Bram Stocker très librement adaptée il faut bien le reconnaître mais c’est tout à l’honneur du librettiste et du parolier.
On commence ensuite avec le mariage de Vlad et d’Elhemina. Bruno est agenouillé en face d’elle sous un grand lustre à bougies qui ont été éclairées comme par magie par le récitant. Bruno a son costume de guerrier (armure, casque, épée). Elhemina est en noir avec le costume de vampire. La scène est courte avec l’échange des anneaux en slave et très douce et romantique.
Revient ensuite le narrateur pour révéler qu’Elhemina était en fait une vampire (ce qui explique son costume qui sera également celui de Lucy et des trois autres vampiresses). Et il y a le duo « Tendre et cruelle », qui nous plonge déjà dans le drame et qui se termine par un baiser d’Elhemina dans le cou de Bruno qui tombe mort à l’arrière du décor. Une foule de gens du peuple arrivent avec des bâtons pour encercler Mina et la tuer pour se venger qu’elle ait tué leur roi. Ils lui plantent un pieu dans le cœur et elle meurt. En tant que vampire, elle peut donc renaître sous une autre forme de vie.
Le narrateur révèle maintenant que cinq siècles sont passés et que le Comte Vlad, devenu mort vivant et vampire à son tour recherche désespérément sa bien-aimée qu’il a perdue. Nous sommes dans un monde de violence et il nous présente, tour à tour, Mina, Jonathan, Renfield, Van Helsing et Lucy qui chantent ensuite « Ce que j’ai vu ». Chacun est éclairé tout à tour par la poursuite à chacune de ses interventions.
S’en suit un très beau duo entre Jonathan et Mina « La vallée des fous » qui se jurent le grand amour avant de se séparer.
Ensuite, le décor se transforme avec en toile de fond une vitre où s’écrase la pluie avec un bruit de ruissellement et des boules de couleur rose et rouge descendent des cintres. Puis une énorme boule rose descend à son tour et on devine qu’à l‘intérieur, un être vivant est prêt à éclore. Les trois vampiresses arrivent à leur tour et recueillent l’œuf qui s’ouvre et dont sort couché à terre Bruno avec le fameux collant peint, donnant l’impression d’un corps nu et tatoué de couleur fluo. Petit gag : l’émetteur de Bruno pend dans son dos pendant qu’il se lève et discrètement une vampiresse le lui replace dans son collant… Elles l’habillent alors avec sa longue jupe de cuir et le haut et il chante « Entre l’amour et la mort ». Son air devient de plus en plus violent et il arrache tour à tour les rideaux qui entouraient la scène pour dévoiler le décor du château et il monte ensuite l’escalier et le ciel chargé de gros nuages devient « un océan de sang ». Très belle interprétation de Bruno et gestique parfaite, réglée avec minutie et rigueur.
Revient alors sur scène Renfield qui, lui, crie son désespoir de n’avoir pas choisi de vivre « La vie que je n’ai pas choisie » et c’est une très belle scène très physique pour lui car il doit faire tourner le panneau central qui sera en quelque sorte le siège de toutes les scènes à suivre. Arrive alors la marionnette qui lui remet un pli du Comte Dracula qui en fait contient un miroir qui aveugle déjà le pauvre Renfield en renvoyant la lumière. Jonathan le trouve effondré et quand il lui montre le pli, il lui dit qu’ils doivent rentrer dans le château du Comte. Alors qu’ils sont déjà effrayés, le Comte arrive et semble déjà les glacer sur place. Bruno tend la main gauche à Sylvain qui tend la droite… ça ne colle pas et Sylvain change de main mais la main du Comte blesse Jonathan. Le Comte leur demande à chacun d’eux quelle est sa mission et il entonne « Nous sommes ce que nous sommes », moment fort du spectacle, performance vocale pour chacun, avec une chorégraphie toujours très recherchée mais je t’avoue que j’imaginais un déploiement beaucoup plus important sur scène à ce moment là mais maintenant je comprends le pourquoi de cette chanson qui s’impose vraiment dans le contexte de l’histoire.
Le Comte leur propose alors quelques divertissements et quatre vampiresses arrive, une pour Renfield et trois pour Jonathan ! C’est le moment assez « hot » du show avec « Avance » mais franchement on a vu pire et c’est clair que les poses, les gestes sont parfois osés, voire obscènes mais franchement, à notre époque, il n’y a pas de quoi défrayer la chronique ! D’ailleurs on notera au passage qu’aucune critique n’a parlé de cette scène. Tous en tout cas étaient très à l’aise et crédibles et l’essentiel réside là. Le Comte revient pour dissiper tout son monde (« Arrière, arrière »…) et Jonathan reste seul, hébété et il chante « Mina » d’abord couché et c’est aussi un beau moment.
Renfield reparaît, il est tombé sous l’emprise du Comte et est devenu « sa chose ». Il chante l’ « Armée des ombres » et le Comte le regarde sans qu’il le sache. Cette scène est très belle avec un décor très tourmenté et des couleurs vives (beaucoup de vert) et Daniel Boucher est remarquable, il monte l’escalier à plat ventre, marche sur le dos les jambes en l’air (ça paraît bizarre à écrire mais c’est ça…) et sans s’en rendre compte il tombe sur le Comte (quel « conte » je te fais là !!! ah ! ah ! ah !). Duo et Renfield descend de la tour en rappel, attendu par les vampiresses qui le recueillent dans leurs bras. Dracula lui demande alors qui est son amour et Renfield lui parle de Lucy. Dracula pense alors que Mina est peut-être réincarnée en Lucy et il affirme à Renfield que cette dernière est à lui et qu’il lui offrira toutes les joies de ce monde s’il la lui amène au château. Fin de la scène.
On voit alors Lucy qui chante « Mon Père » à Van Helsing qui lui répond et elle danse avec les vampiresses pour montrer qu’elle se sent libre et indépendante et qu’elle veut vivre sa vie. Elle sent tout à coup sous l’emprise d’une présence, Dracula arrive dans un voile escorté par les vampiresses. C’est le très beau et tendre duo « Etranges étrangers » et elle finit dans les bras de Dracula et la scène hot se déroule derrière le voile tenu par les vampiresses. Dracula, couché sur Lucy qui termine son air, la mord dans le cou, elle meurt et Dracula s’évapore en hurlant.
Renfield et Van Helsing sont désespérés, on vient pour ensevelir Lucy.
Van Helsing une grande torche allumée à la main chante « Pourquoi ». Très beau moment d’émotion.
Deux figurants, Mina et Renfield se recueillent sur la tombe de Lucy. Van Helsing see tien à l’écart pour cacher sa douleur et Dracula, en haut de sa tour, semble en transe, malheureux d’avoir tué Lucy, crie sa cruauté et jurant qu’il n’y aura plus d’autres victimes.
Lucy sort alors de son tombeau, elle est à son tour vampire. Mina est effrayée de voir son amie ainsi, Van Helsing la rejette quand elle veut rejoindre son père et celui-ci lui enfonce le pieu de sa torche dans la cœur pour la rendre à la mort.
Fin du premier acte…
Acte II :
De curieux personnages tout de blanc vêtus et portant des casques avec des moustiquaires semblables à ceux des récolteurs de miel dans les rûches, et tenant des minuscules lumières dans leurs mains chantent et dansent alors qu’arrivent dans une nacelle Jonathan et Mina. Celui-ci promet « Ad vitam aeterna » à Mina de la protéger et de l’aimer envers et contre tous.
l lui explique alors qu’il doit aller voir Van Helsing qui fait des recherches afin de venir à bout de Dracula et il confie Mina à Renfield. Celui-ci l’entraîne dans ses paradis artificiels et elle le suit. Dracula montre à Renfield un coffret contenant les seringues et il le force à le rejoindre dans sa tour pour venir le chercher. Renfield se pique et quand il veut attraper une nouvelle seringue, Dracula la lui prend des mains, la coince entre ses dents et il s’envole au-dessus du château prouvant ainsi sa force inhumaine, rendant ainsi les seringues inaccessibles. Je t’avoue que le moment est très fort et assez surprenant… Bruno vole tout en légèreté et grâce et il atterrit sans dommage… Bon, peut-être cet effet est de trop mais bon, on sent qu’il se fait plaisir et ma foi, ce n’est pas désagréable de le voir passer au-dessus de sa tête ! Personnellement, j’avais plutôt l’impression du passage d’un ange !! Effet râté !
Renfield semble en transe, il descend à présent l’escalier à reculons sur le dos afin d’atteindre la seringue que Dracula a déposé sur les dernières marches afin de l’attirer. Dracula l’attend au fond de l’escalier et le pique au cœur avec la seringue qu’il lui a à nouveau subtilisée.
Dracula seul chante sa douleur de vivre, assis tout au bord de la scène, un très beau morceau très difficile à mémoriser où il dit être « l’astre du désastre ». Il découvre alors Mina restée là et elle est déjà envoûtée par Dracula et ils chantent un duo sur un rythme de tango en dansant… « le tango ! (Les critiques avaient là un peu confondu en mentionnant un tango avec Lucy dans « Etranges étrangers » ! Mais les critiques, on le sait, n’y connaissent pas grand chose…). C’est un beau moment, original et inattendu, et ils sont vraiment très bons tous les deux dans une mise en scène qui n’a rien de simple et tout semble se dérouler à la perfection. Elle tombe sur son dos et il l’emporte ainsi, les bras en croix.
On est alors chez Van Helsing qui poursuit ses recherches à l’aide de ses livres. Il a retrouvé la bague portant l’emblême de Dracula et il est persuadé que celui est « le diable ou un vampire, ou même pire ». Très bel air, admirablement servi par Pierre Flynn, très à l’aise tant vocalement qu’en tant que comédien. Arrive alors Jonathan qui vient le rejoindre et Van Helsing lui révèle le résultat de ses recherches jurant qu’ils doivent anéantir Dracula et lui révélant que la femme qu’il recherche est une certaine Elhemina ou Mina. Jonathan comprend alors qu’il s’agit de « sa Mina » et il part fou furieux chez Dracula.
Dracula amène Mina qu’il couche sur son lit et nouvelle scène hot ( !!) très tendre quand soudain Van Helsing arrive bruyamment en appelant Dracula. Celui-ci se relève et envoie Mina dans les airs et elle s’envole à son tour.
Van Helsing provoque Dracula en disant qu’il a lu les écritures et que Dieu l’envoie pour sauver le monde. Dracula lui répond que son Dieu n’est pour rien dans tout cela et il se moque de lui, prenant la pose du Christ sur la croix, lui tirant la langue et quand Van Helsing veut le taper, c’est lui qui saisit un immense bâton et le terrasse.
Lucy devenue ange au ciel apparaît et vient chercher son père qui la rejoint dans la mort.
Dracula ramène Mina dans sa chambre mais Jonathan l’aperçoit et c’est le duo « Jonathan ou Dracula » où les deux personnages s’affrontent sous les yeux de Mina qui va de l’un à l’autre désespérément. Jonathan saisit un grand bâton pour tuer Dracula mais celui-ci le repousse et provoque Jonathan, puis le jette à terre. Quand il s’apprête à abattre Jonathan, Mina se précipite sur le corps de ce dernier et Dracula arrête son geste afin de ne pas blesser sa bien-aimée. Dracula se jette à genoux et implore Mina en slave de l’aimer. Elle est toujours attirée vers lui et délaisse Jonathan toujours à terre, le pensant mourant. Elle va se jeter dans les bras de Dracula quand Jonathan revient à lui et irresistiblement elle revient vers lui, l’aide à se relever et ils s’échappent.
Dracula comprend qu’à présent il est vaincu, que celle qui l’aimait lui échappe pour toujours et il chante « Règne » alors que tous les personnages reviennent sur scène, dans l’ombre, pour assister à sa déchéance. A la fin de son air, Bruno relève le cadre de l’élément central et le laisse retomber à grand fracas avant de s’y jeter dessus…
Tout est fini, les lumières s’éteignent… Applaudissements et standing ovation de haut en bas du Saint-Denis, plein d’émotion, plein de bonheur… La lumière revient, Bruno est debout au milieu de la scène sous les applaudissements et il montre chaque artiste un à un pour qu’ils soient applaudis. Ensuite un rappel où on applaudit chaque artiste individuellement, un second rappel où ils sont tous là et le rideau retombe.
Alors là, derrière on entend que tous se congratulent, « pètent les plombs », et laissent tomber toutes leurs tensions de stress et d’angoisses et de l’autre côté du rideau, on est encore sous le charme…
CRITIQUE
Maintenant, voici mes impressions.
Tout d’abord, on a trouvé les décors magnifiques. Les effets de lumières et les toiles de fond sont vraiment très beau. A partir d’un simple escalier sur la droite et d’une tour très simple sur la gauche reliées par un pont, le décor se multiplie à l’infini grâce aux éclairages et aux projections. Ce que j’ai préféré, du pont de vue décor, c’est l’accueil par le Comte de Renfield et Jonathan avec la perspective des voûtes du château. On se serait cru dans un vrai château. Ensuite la scène de l’ »Armée des Ombres » est aussi très bien rendue avec ces endroits à la fois glauques et envoûtants.
Dans mon compte rendu je n’ai plus parlé de la marionnette car les interventions sont ensuite moins fréquentes et moins nécessaires à la compréhension de l’action.
Je parle maintenant de la distribution.
Inutile de dire que Bruno est très à l’aise dans ce rôle qui lui colle à la peau et on sent bien qu’il est heureux de vivre ces moments et de faire passer tous ces messages et ces émotions qu’il préparait depuis si longtemps.
Vocalement c’est le top : on le sent à l’aise à tout moment, comme si chanter était tout naturel pour lui et ne lui demandait aucun effort alors qu’il fait une performance vocale en jouant en même temps son rôle. De plus, il est très théâtral. Il a pas mal de passages parlés et il a une diction remarquable, pas du tout d’accent et là aussi il a un naturel au top niveau !
Quant à toutes ses élucubrations et son jeu de scène ils sont vraiment réglés et chaque soir à la perfection. On voit qu’il a fait du karaté pour ses combats avec Cossette et Flynn. C’est vraiment un grand comédien. Même le slave on dirait qu’il le parle depuis toujours ! Tabra dit d’ailleurs de lui que c’est un fou (mais il le dit très gentiment !) et un athlète !
Enfin, la révélation reste pour nous comme pour tout le monde Daniel dans le rôle de Renfield. Il est vraiment remarquable quand on pense qu’il n’est qu’auteur-compositeur-interprète habitué à chanter ses petites « tounes » avec sa guitare. Son rôle est très physique et il n’y a aucune faille dans son jeu de scène, crédible et parfait. Lui aussi a vraiment son rôle dans la peau. Vocalement il nous a aussi étonnés et il a complètement perdu son accent. C’est là aussi sûrement une performance pour lui. De plus, comme il est assistant de Jonathan, il a toujours avec lui une caméra numérique et il filme des scènes du spectacle qui sont simultanément projetées sur l’écran en fond de décor et cela aussi relève de la performance !
Ensuite, Pierre Flynn est lui aussi remarquable. Nous l’avions entendu deux fois sur des plateaux de TV aux côtés d’Yves Duteil puis de Bruno et on n’était pas vraiment attirés ni par la voix ni par le personnage. Eh bien là, il est excellent et il joue à merveille. J’ai beaucoup aimé son personnage très bien interprété. Lui aussi était au top vocalement surtout que ses morceaux sont loin d’être faciles.
Sylvain lui était un peu plus « « empoté » dans son rôle mais peut-être cela était il voulu pour son personnage mais j’ai appris depuis qu’il souffrait de problèmes de dos ce qui explique sa pose « à la Quasimodo ». Par contre, le peu de texte parlé qu’il a est complètement incompréhensible du moins par nous Maudits Français ! Non seulement il a un accent très prononcé mais en plus il parle très vite et dans sa barbe Vocalement je dirai qu’il est assez irrégulier et que son timbre est très métallique, mieux les premier et dernier soirs, mais lui aussi a des passages difficiles et il s’en sort très honorablement.
Les autres interprètes présentaient moins d’importance à nos yeux mais Gabrielle est très belle, très angélique, sa voix mélodieuse, et chaque soir un parcours sans faute, égal et bien réglé.
Andrée est très belle et devient une excellente comédienne avec pour elle aussi des passages très délicats et violents dont elle se tire à merveille. Vocalement, elle est bien la même que sur le CD ! C’est parfait même si je préfère la voix et le timbre de Gabrielle.
Les trois vampiresses ont été critiquées. Nous les avons trouvées parfaites car elles aussi ont une chorégraphie réglée à trois qui ne semble pas vraiment évidente et elles s’en débrouillent à merveille. Elles aussi sont très belles et ont des corps parfaits. A beau vampire parfait, belles vampiresses parfaites !!!
Le récitant est aussi très fort dans son jeu avec sa marionnette-sosie et je pense qu’on ne peut pas vraiment se passer de lui !
Ce que nous avons le moins aimé et d’ailleurs que nous n’avons pas très bien compris, je me rends même compte que je ne les ai pas encore signalés dans mon récit, ce sont les deux musiciens sur scène. Le pianiste, encore, est à l’arrière du décor et de ce fait en dehors de l’action ce qui ne gêne pas. Mais le guitariste, un grand gaillard avec une très longue chevelure rousse qui a tout d’Obélix revient souvent sur scène et de plus il se contorsionne sans cesse et vraiment, il n’a rien à voir la-dedans, même pas un costume dans le style pour s’intégrer à la mise en scène… C’est vraiment le seul bémol que nous avons trouvé…
Lle premier soir, j’ai tellement passé mon temps à suivre et à regarder exclusivement Bruno dès qu’il était sur scène que j’ai râté pas mal de détails de mise en scène. Mais les deux fois où nous étions au balcon m’ont permis de profiter de l’ensemble car pratiquement tout le temps, les personnages sont dispersés à des endroits différents du décor et leur jeu est nécessaire à la compréhension de l’histoire et de la mise en scène. De toute façon, je pense que c’est un spectacle qu’il faut absolument voir plusieurs fois afin de pouvoir profiter de tout, tant ce spectacle est fouillé, riche et dense d’images, de lumières et de messages.
Bien sûr j’ai lu une critique qui disait que le jeu parfait de la troupe ainsi que leurs voix suffisaient amplement et qu’aucun artifice n’apportait un supplément de qualité à l’action… C’est un peu vrai mais cette mise en scène est tellement travaillée qu’elle sert d’écrin parfait pour entourer les personnages, leur présence et leurs voix.
Bonne lecture à tous, j'espère que vous aurez passé un bon moment à partager mon expérience.
2. michele borel Le 10/03/2006 à 08:20
merci maité ,pour se récit on sy croirait vraiment .Il et trés complet et d'avoir lu tout ca nous donne encore plus fort la rage au coeur que peut-être nous ne veront pas ce spectacle en france. Mais séront nous les coudes, croissont nos doigts.et peut-être que le prince des ténèbres lévitera jusqu'à nous avec toute son equipes michele
Dernière mise à jour de cette page le 03/03/2006