dracula sous un autre jour
Dracula éclairé sous un nouveau jour
Gatineau
02/02/2006 Marie-Eve Bouchard
Un Dracula qui chante comme un dieu, qui sait voler et qui combine
une personnalité sombre et amoureuse jusqu'à la mort, voilà ce
qu'offre le spectacle musical Dracula - Entre l'amour et la mort.
Une expérience riche en émotions, en créativité et surtout un
divertissement du début à la fin!
Des 14 chansons que contiennent l'album, le spectacle, lui, en
contient 25, certaines plus fortes que d'autres, mais faisant toutes
évoluer l'histoire vers son but ultime : l'amour. Car Dracula dans
sa version sur scène se veut avant tout une histoire d'amour.
Sombre, certes, mais une histoire d'amour tout de même!
En 1416, le comte de Wallachia, Vlad Tzepès, est un conquérant sans
peur ni scrupules. Pourtant lorsque ses yeux se posent sur Elhmina,
le cœur durci de Vlad se consume d'amour pour la belle. Mais cette
dernière cache un terrible secret : elle porte le terrible fléau du
diable. Dès la lune de miel, elle a tôt fait de changer l'amoureux
en vampire. Mais Elhmina est immédiatement tuée et Dracula jure
alors de retrouver son amour dans le temps.
C'est donc par amour que Dracula séduit les femmes, cherchant à
retrouver Elhmina. Et c'est par amour qu'il tente de séduire Mina,
la fiancée du journaliste Jonathan cinq siècles plus tard et qu'il
sème la mort aussi près de l'amour.
Pas besoin de dire que Bruno Pelletier (Dracula) a une voix superbe,
à la hauteur des attentes, on le sait déjà. Mais Andrée Watters
(Elhemina et Mina) est celle qui a peut-être le plus à gagner dans
ce spectacle. Parce qu'elle prouve à un public, qui n'est
habituellement pas le sien, qu'elle a de la présence et une sacrée
belle voix!
Daniel Boucher (Renfield) surprend également, par ses qualités
scéniques et aussi par la richesse de sa voix. Quant aux autres
membres de la troupe (Pierre Flynn, Sylvain Cossette, Gabrielle
Destroismaisons, Brigitte Marchand, Elysabeth Diaga et Rita
Tabbakh), ils contribuent tous par leur talent à la magie de la
production. Certains diront que Sylvain Cossette devra améliorer son
jeu et les nombreuses représentations à venir lui seront
certainement bénéfiques pour régler ce petit détail.
Passant du rock (Urgence) aux ballades (Nous sommes ce que nous
sommes est particulièrement réussie) et même aux pièces plus «dance»
(Avance), Dracula se diffère de ses prédécesseurs par son côté
sombre. Le décor, efficace, sert à la fois de demeure pour le prince
sanguinaire, de rues ou de tombeau. L'éclairage et les projections
vidéo à l'arrière viennent distinguer ces différents lieux, tout
comme les éléments de narration effectués par Grand-Lui, la
marionnette à l'image de son manipulateur, Louis Gagné. Les costumes
avantagent nettement tous les comédiens et nous plongent davantage
dans l'ambiance sensuelle et rude de l'histoire avec ses vêtements
de cuir.
Même si l'absence d'ensemble musical sur scène se fait un peu
sentir, la présence du guitariste Dan Mongrain et du pianiste Jean-
François Groulx ajoute à l'occasion une touche de spontanéité à la
production soignée. Par contre, la trame sonore est si forte à
certains moments qu'elle agresse et nous fait perdre un peu des
paroles, si importantes dans ce type de production.
Mais rapidement, on relègue ces détails aux oubliettes pour se
laisser charmer par la sensualité (notamment dans la chanson Avance
où les vampiresses s'en donnent à cœur joie avec Jonathan et
Renfield, si bien qu'on s'y sent presque voyeurs) et le dynamisme de
la production. Dracula a réussi à réinventer le mythe dans une
dimension nettement plus actuelle qui nous rappelle que l'amour peut
mener aux gestes extrêmes.
Dracula sera de passage dans la région du 24 au 26 août au Centre
national des arts, 53, rue Elgin à Ottawa. Billets en vente en
composant 755-1111.
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1. michéle Le 04/02/2006 à 21:47
milles et milles fois bravo ,j'ai vu des photos et bruno et fantastique dans son costume de cuir fauve quel beau felin.
Dernière mise à jour de cette page le 04/02/2006